Réforme de l’enseignement : ce qui change pour les bacheliers

Ce jeudi, la ministre de l’Enseignement Supérieur Frédérique Vidal présente les grandes lignes de la réforme d’admission post-bac. Elle donne les détails de la procédure qui entrera en vigueur dès janvier 2018 pour les futurs bacheliers. Le gouvernement prévoit un budget d’un milliard d’euros sur cinq ans pour financer la réforme.

Afin de faciliter le processus d’orientation, l’avis du conseil de classe sera transmis aux établissements d’enseignement supérieur. La nouvelle plateforme baptisée APB « admission post-bac », est assortie d’un projet de loi proposant un nouveau parcours d’affectation.

  • Formuler dix vœux jusqu’à fin mars

gouvernement

Fin octobre, le gouvernement a présenté son plan qui consiste à annuler le tirage au sort dans les filières les plus sollicitées et réduire l’échec en première année à l’université. À compter du 15 janvier 2018, la procédure devrait permettre aux bacheliers de formuler dix vœux jusqu’à la fin du mois de mars. « Il n’y aura plus de tirage au sort, les élèves n’auront plus à classer leurs vœux par ordre de préférence et il n’y aura plus de ‘tours’ pour les réponses à leurs candidatures », avait rassuré Frédérique Vidal. De quoi soulager les lycéens sans affectation universitaire. La suppression de ces dates fatidiques a été mise en place sur demande des parents.

  • Possibilité d’opter pour la filière de son choix

bachelier

Dorénavant, les choix seront plus flexibles. Les bacheliers sont libres de postuler à toutes les filières. « Tout est ouvert » a fait savoir la ministre. C’est une belle motivation pour les encourager à poursuivre leur étude. Il est même possible de demander des années pluridisciplinaires, une année préparation et une année de césure. Afin de gérer le traitement équitable entre les lycéens, un comité d’éthique va se charger de cette tâche pour éviter les phénomènes de passe-droits.

  • Les réponses communiquées avant le Bac

lyceens

Un mois avant l’échéance du baccalauréat, les réponses sont envoyées en mai aux bacheliers, inversement à l’ancienne formule. Cela vise à ne pas les perturber pendant les épreuves pour se concentrer davantage sur l’essentiel et garder l’esprit serein. Après le bac, le processus reprendra et pourra même se poursuivre après les résultats pour ceux qui n’ont pas encore trouvé leur formation. Les souhaits passent directement par les établissements supérieurs qui vont traiter chaque lycéen par cas. L’objectif étant qu’un maximum d’entre eux soit fixé.

  • Une commission spéciale pour les lycéens sans affectation

Le projet de loi a aussi pensé aux lycéens sans formation. Cela dit, si aucune demande n’aboutit, les concernés seront amenés à choisir une formation adaptée à leurs choix initiaux, proposée par son académie. Par exemple, celle-ci pourra leur indiquer des cursus similaires dans une université plus éloignée. En tout cas, il n’y a pas à s’inquiéter sur la nature du diplôme délivré : « une licence a la même qualité qu’elle soit obtenue à Bordeaux, à Lille ou Paris », avait souligné la ministre de l’Enseignement supérieur.

Afin de protéger les plus vulnérables Frédérique Vidal a également évoqué l’existence des « aides sociales pour accompagner la mobilité des étudiants dans des cas critiques ». La réforme semble prometteuse dans l’ensemble.

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Publié le 18 novembre 2017

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