Courtier immobilier : profession émergente et prometteuse

trouver sa vocation

Cet article a été publié le 22 novembre 2019

Les métiers de la défiscalisation connaissent une véritable expansion qui tient à la mise en place dans l’Hexagone, d’un ensemble de dispositions légales visant la réduction du montant de l’impôt des ménages. État protecteur, la France compte en effet nombre de dispositifs de défiscalisation tels que la célèbre loi Pinel, la loi Monuments historiques ou encore la loi Denormandie. Pour maîtriser les subtilités de ces nombreuses lois, des formations existent qui allient droit, comptabilité et fiscalité. Alors, quel métier permet de devenir spécialiste de l’économie fiscale et où s’inscrire pour valider le diplôme correspondant ?

Devenir courtier immobilier

Si vous souhaitez connaître les différents dispositifs permettant de réduire l’impôt, vous devez vous tourner vers le métier de “courtier immobilier” ou “chasseur d’appartements”.

Un expert des marchés locaux

Longtemps méconnu du grand public, cette profession a récemment gagné en renommé par le biais d’émissions télévisées. Pour précision, le courtier immobilier est un expert des marchés immobiliers. Il peut officier aussi bien sur le marché de l’ancien que sur celui du neuf. Le chasseur d’appartements joue le rôle d’entremetteur entre son client et les promoteurs dont il commercialise les biens.

En effet, il a pour mission d’apporter un conseil indépendant au particulier qui lui confie sa recherche de logement. Pour ce faire, il lui présente les programmes immobiliers issus de divers constructeurs. Cela requiert une connaissance approfondie des marchés immobiliers locaux. De même, le conseiller de vente doit se tenir informé, en temps réel, des changements qui adviennent au sein de la promotion immobilière et de l’arrivée de nouveaux entrants.

Les qualités d’un chasseur d’appartements

Un bon courtier immobilier doit posséder un sens aigu du commerce, de solides acquis en matière de finance ainsi que des qualités humaines à même de lui permettre de comprendre la demande client (empathie, écoute, patience, etc). Par ailleurs, le conseiller de vente doit être en mesure de réaliser, avec aisance, des simulations concernant les capacités de financement du futur acquéreur.

Il pourra, à défaut, s’appuyer sur des logiciels de calcul comme Topinvest. L’efficacité du courtier immobilier repose aussi sur sa capacité à se tenir informé des dernières actualités en matière de défiscalisation. Pour ce faire, le professionnel peut mettre en place une veille presse qui lui permet d’être averti de la publication de nouvelles lois. Le site web du Sénat constitue, dans ce contexte, une source fiable.

La journée type du courtier immobilier

Le courtier immobilier vit au rythme de ses clients. Aussi, il n’a pas d’horaires fixes à respecter sauf à honorer ses rendez-vous. Pour chaque nouveau prospect qui se présente à son bureau, le chasseur d’appartements réalise un audit des besoins :

  • définition du budget,
  • de l’opportunité du projet (investissement locatif, résidence principale, etc),
  • détermination du bien idéal, etc.

Une fois fixés ces éléments fondamentaux, le courtier peut se mettre à la recherche du logement adapté à son client. Lorsque ce dernier valide la recherche, le conseiller de vente entre dans une phase de montage de dossier qui comprend : l’obtention des meilleurs taux de crédit, la négociation des frais de dossier auprès de la banque, etc.

Quand le contrat de vente est signé, le courtier immobilier accompagne son client à la remise des clés. Dans le cas d’une vente sur plan, il est amené à réaliser le suivi de chantier. Enfin, le conseiller de vente peut se rendre disponible l’année suivant la vente afin d’accompagner sa clientèle pour le remplissage de sa déclaration d’impôt.

La profession de conseiller en défiscalisation est très réglementée : elle est régie par l’AMF (Autorité des marchés financiers) ainsi que par l’Orias (Organisme pour le registre des intermédiaires en assurance).

Offre de formation en région

Concrètement, il n’existe pas de parcours dédiés pour se former à la défiscalisation. La raison en est qu’il s’agit d’un métier très spécifique auquel on parvient souvent par expérience. Cependant, il est possible de se tourner vers des cursus susceptibles de conférer des savoirs indispensables à la poursuite de cette carrière.

BAC+2 ou BAC+5 ?

Il est préconisé, pour mettre un pied dans le monde de la défiscalisation, de valider a minima un diplôme de niveau BAC+2. Il peut s’agir d’un DEUST “Banque Organisme Financiers et de Prévoyance” ou encore d’un BTS “Assurance”. La ville de Bordeaux, compte, en particulier, de nombreuses écoles dispensant cette formation :

  • le Centre Enass-IFPASS,
  • l’ICFA Tertiaire,
  • le Lycée Jean Condorcet,
  • l’Institut de Formation pour l’Emploi et l’Entreprise.

En misant sur la capitale de la Gironde pour sa formation, le futur courtier immobilier aura l’avantage de pouvoir s’insérer rapidement dans le milieu professionnel. En effet, le territoire bordelais présente des atouts indéniables pour l’investissement dans la pierre. C’est que, la “perle de l’Aquitaine”, comme on a coutume de l’appeler, connaît depuis quelques années, un boom immobilier qui tient en partie à l’ouverture de la ligne à grande vitesse en direction de Paris (2017).

Les personnes désireuses de se mettre à leur compte auront plutôt intérêt à valider un diplôme de niveau BAC+5 tel qu’un master professionnel en droit, assurance, finance ou bien un diplôme de l’École nationale d’assurance, située à Paris. La formation se décline également en région, dans des villes comme Angers, Bordeaux, Lille, Lyon, Marseille, Laxou, Reims, Strasbourg.

Une profession qui demande de l’expérience

Si l’on en croit les données de l’Observatoire pour l’Emploi, le métier de conseiller en défiscalisation doit permettre l’optimisation des actifs financiers des clients avec pour corrélat, l’allégement de l’impôt brut. Dans ce cadre, les personnes issues de carrières comme celles d’agent immobilier, de notaire ou d’avocat auront un avantage certain pour acquérir les bases de la profession de courtier.

Si la profession est sélective, en contrepartie, la rémunération d’un fiscaliste est, généralement, attractive et les perspectives d’évolution variées : cabinet spécialisé, entreprise, statut indépendant.

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